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L’IT bimodale, comment équilibrer stabilité et agilité ?

Depuis quelques années la révolution du monde du numérique (“digital” étant trop “touchy”) a entraîné et nécessité de nombreuses réorganisations dont l’arrivée du “bimodal” qui pose la problématique suivante: “comment réunir deux modes organisationnels aux antipodes l’un de l’autre?” Réponse: coordonner et concilier deux visions différentes mais non pas incompatibles. Je cite ici Dave Aron, vice-président de Gartner, “Retarder l’adoption de l’IT bimodale est la pire chose que puisse faire un DSI”.

L'IT bimodale: deux modes de management de la donnée

Commençons tout d’abord par une définition de ce qu’est le “bimodal”. Le bimodal est tout simplement l’existence de deux modèles de “data management” bien distincts mais possiblement coexistants.

Selon Gartner, l’IT bimodale est « une pratique consistant à gérer deux modes séparés et cohérents de fourniture d’IT, l’un centré sur la stabilité et l’autre sur l’agilité. Le mode 1 est traditionnel et séquentiel, mettant l’accent sur la sécurité et la fiabilité. Le mode 2 est exploratoire et non-linéaire, il privilégie l’agilité et la vitesse ».

Le vrai challenge se trouve ici: comment faire pour permettre la meilleure cohésion possible entre ces deux types d’approches, tellement différentes mais pourtant si complémentaires. L’objectif? Concilier ces deux rythmes de travail.

Cependant, il est clair que ces deux modèles sont compatibles et qu’un travail collectif permettrait une transformation numérique complète et réussie. Les deux modes sont nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise et à la création de valeur ajoutée. Réussir sa transformation numérique est élémentaire à la survie et au développement de l’entreprise dans le monde du numérique.

Toujours selon Gartner, le mode 1 se compose de l’IT traditionnelle, la DSI, et repose sur une approche très linéaire dans laquelle la prévoyance, la justesse et la fiabilité priment. Le mode 1 aime la précision et la sécurité. Comprendre et planifier sont donc essentiels et constituent la méthode de travail de base du mode 1 . En effet, toute la stabilité et l’industrialisation de l’entreprise reposent sur la DSI.

Le mode 2 représente l’informatique de “nouvelle génération” basé sur le Cloud. Ce type d’organisation est, lui, plus jeune et dynamique, “en mode Paas”, avec un sens de l’innovation, de l’agilité et de la rapidité aiguë. Il répond aux besoins de la culture de l’automatisation. Le niveau d’incertitude de ce modèle est assez élevé et, à l’opposé du mode 1, n’y porte que très peu d’intérêt. Le mode 2 aime explorer, essayer et expérimenter!

En résumé, le mode 1 se base sur la réflexion et la préparation: réfléchir avant d’agir, vérifier que tout est bien programmé avec l’objectif de produire. Le mode 2 se base sur du POC (Proof of Concept) qui réside en une méthode de réalisation de projet expérimentale concrète et préliminaire dans le but d’en prouver la faisabilité. Le mode 2 préfère agir à court et moyen termes: en observant les résultats il sera capable de renouveler l’expérience en l’améliorant et l’adaptant au mieux à la situation. Agir rapidement, “innover pour avancer” est son leitmotiv. C’est l’avènement du “quick fail” qui permet de répondre rapidement aux attentes pressantes des métiers.

La différence majeure se trouve particulièrement dans la vision de chacun. En effet, Le mode 1 ne voit que sur le long terme. Construire un projet Big Data est très long et peut s’étaler sur plusieurs mois voire plusieurs années. Mais le mode 2, plus dynamique, veut aller vite, agir avec agilité. Il est vrai que la vitesse d’exécution représente un réel avantage concurrentiel, en particulier dans un monde qui ne cesse d’évoluer et d’exiger toujours plus de rapidité.

Je conclurai donc cette première partie en définissant le mode 2 comme “wild” et “innovant”, à l’opposé d’un mode 1 plus traditionnel, prônant fiabilité, expertise et sûreté.

Oui, vous l’aurez compris, ces deux modèles de management sont très disparates mais l’un a besoin de l’autre pour avancer et vice versa. Le challenge est de trouver le bon point d’équilibre entre les deux. L’objectif commun à ces deux modes? La finalité client.

L’agilité comme principe clé pour moderniser l’infrastructure informatique

L’agilité, ou le “do it as a startup”, est un principe de base pour innover et agir rapidement. Il faudrait donc sortir des méthodes traditionnelles de “sourcing” pour booster de manière durable l’agilité de l’entreprise. Malheureusement, les méthodes dites traditionnelles, notamment chez les Grands Comptes, ont tendance à limiter les actes d’amélioration et d’innovation alors que des méthodes de “sourcing” adaptatives permettent plus d’agilité dans l’entreprise.

La réponse à cette problématique 2.1?

Une plateforme Big Data qui répondrait parfaitement aux besoins de chacun des deux modes et qui jouerait le rôle de passerelle entre le mode 1 et le mode 2.

Leur besoin? Analyser la donnée et mettre en production rapidement pour maximiser l’expérience client. Le challenge? Lier agilité et contrôle.

Pour réussir à percer dans le monde du numérique, rempli de possibilités et de technologies toutes plus futuristes les unes que les autres, il est nécessaire de réaliser sa transformation numérique, une étape cruciale mais loin d’être simple pour une entreprise. En effet, les opportunités mais aussi les dangers que le nouveau monde numérique apporte poussent les entreprises à privilégier des solutions innovantes, rapides, flexibles et collaboratives, dans lesquelles les différents mondes informatiques peuvent se rencontrer et avancer ensemble avec les mêmes outils et objectifs.

L’entreprise bimodale dont l’objectif est d’accélérer sa transformation numérique doit en premier lieu aborder une approche adaptée aux deux modes organisationnels qui vont joindre leurs compétences et adapter leurs modes de management l’un à l’autre. L’objectif est de trouver le moyen de concilier les deux modèles et d’enrichir la chaîne de valeur.

La transformation numérique est désormais au premier rang des priorités des entreprises qui se tournent maintenant vers le “digital” et le Big Data pour maximiser la valeur contenue dans leurs données. Etudier la donnée, c’est avoir accès à des milliards d’informations auparavant non optimisées.

Ce sont d’ailleurs notamment les DSI qui veulent accélérer leur transition vers le numérique. Mais pour cela, une collaboration étroite avec l’IT traditionnelle est essentielle. La solution serait donc de créer une structure commune aux deux modes qui favoriserait le développement de leurs outils de travail pour une meilleure cohésion et qui donc fournirait aux DSI et aux Data Scientists les mêmes technologies, en résumé une passerelle entre création et industrialisation.

En effet, chacun s’accordera à dire qu’il est impossible, du moins ardu, de pousser en production des projets qui n’utilisent pas les mêmes technologies du début jusqu’à la fin de la chaîne de production.

Mais comment mettre en production et industrialiser le produit rapidement et en totale cohérence avec le producteur? Comment mutualiser les outils d’extraction et d’analyse de la donnée pour créer des applications qui s’adaptent au métier et à l’utilisateur final?

Une plateforme pour expérimenter librement, tester et mettre en production en un temps minimal de nombreux traitements Data Science de manière standardisé. Coordonner développement du produit et son industrialisation.

Une plateforme Big Data qui répondrait parfaitement aux problématiques des 2 modes en liant agilité et sécurité.

Le mot clé est “gouvernance”. La gouvernance de vos données permet de les classer, rassembler, nommer et qualifier de la même manière, de les uniformiser et rendre votre lac de données plus homogène et lisible. Lorsque l’accès à l’information est simplifié, chacun dispose alors des mêmes outils, compréhensibles et utilisables par tous.

Passer de l’informatique au numérique n’est pas simple et nécessite l’acceptation de nombreux bouleversements dans les modes d’organisation et de management entrepreneurials. L’approche des DSI se veut flexible, mobile et contextualisée et doit compléter la vision plus structurée, précise et contrôlée de l’IT traditionnelle. Il faut donc réussir à concilier agilité et en même rassurer l’IT traditionnelle.

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